NON à la « dématérialisation de la propagande électorale »

NON à un nouveau hold-up sur des élections libres !

 

Après avoir tenté en vain, en 2014, de supprimer la propagande électorale sur papier pour les élections départementales et régionales, le gouvernement revient aujourd’hui à la charge dans son projet de loi de finances pour 2017, cette fois à propos des prochaines élections présidentielle et législatives.

Ainsi, l’article 52 du projet de loi de finances pour 2017 propose de modifier les règles pour les élections législatives de juin prochain et de prendre la même mesure, par décret (!), pour la présidentielle !

Pour nous, attachés à la démocratie républicaine, la réception de la propagande électorale sous format papier :

  • mobilise les électeurs en leur rappelant leur devoir de citoyen. La supprimer ne peut que stimuler l’abstention et les extrêmes ;
  • permet à chacun, y compris celles et ceux ne disposant pas d’accès à internet ou ne pouvant se rendre au préalable dans les lieux de vote, de prendre connaissance, loin du « bruit médiatique », des enjeux du scrutin ;
  • garantit un traitement égal à tous les candidats, qu’ils soient grands, petits, riches ou pauvres, qu’ils vivent dans les DOM, dans les circonscriptions des Français de l’étranger ou en métropole.

En réalité, les grandes formations politiques, pouvant faire l’avance des frais, paieront des sociétés privées pour diffuser leur propagande dans les boîtes aux lettres des électeurs, prestation… qu’elles factureront comme des « frais de campagne » que l’Etat leur remboursera ! En clair, alors que les électeurs n’auront plus d’information sur les « petits » candidats ne disposant pas des mêmes ressources financières que les grands, ils continueront à payer avec leurs impôts la propagande de ces derniers !

Vu ces éléments, nous soussigné(e)s, exigeons :

  • la suppression de l’article 52 du projet de loi de finances pour 2017 ;
  • le maintien de la distribution à domicile des programmes de tous les candidats, afin de garantir la réelle égalité d’accès à l’information politique ;
  • l’introduction d’un bulletin de vote unique, pris en charge par l’Etat, où figurent la liste des candidats et des partis que l’on puisse désigner d’une croix. Ce mode de scrutin, peu onéreux, existe depuis fort longtemps en Belgique, en Allemagne et ailleurs.


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